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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 12:20

Il est là,
Grand sourire,
Grands yeux,
Grands pompons,
Il prend ton mauvais côté,
En fait son chemin,
Et marche,
Souriant.

Il est l'horreur d'un cauchemar sans alcool,
L'enfance d'un adulte sans repères,
L'espoir d'un navire sans phare,
Le feu dans le creux d'une montagne,
L'effort dans l'impuissance d'un sportif,
L'aigreur dans la passivité d'un passionné,
Le noir dans une nuit de pleine lune,
Le pire dans ce qui pourrait être mieux,
Le diviseur d'un type qui voudrait penser a lui,
Le banal d'un groupe qui souhaite changer le monde,

L'embrouilleur,
Celui qui te tire au fond,
La dépendance, face a l'Amour,
L'errance, face au voyage,
La fuite, face a la découverte
La confiture, face a l'érudit,
L'épouvantail, face a l'émerveillable,
Le conscient, face a nos rêves,
L'adulte, face a l'enfant.
L'empreinte, face a la trace.

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 12:19

Je ne parle pas d'un coup de foudre,
Mais bien du flash créant l'image sur la rétine.
Photo venant s'inscrire dans un coin du cerveau,
Mises bout a bout elles forment une espèce de film,
Un dessin animé pour être plus précis,
Comme on ferai défiler rapidement des post-it pour les voir prendre vie,
Tant d'instants figés, réanimés dans un déluge de couleurs,
Comme le vol d'un papillon se battant contre le vent,
Comme David contre goliath,
Ou Bonsaï contre baobab,

Où l'épaisseur des feuillets donne lieu à un récit haut en couleurs,
Quand à l'inverse, un film sur une pellicule s'avouerai bien fade.

Je ne me fais pas de films,
J'engrange des images, en dessine, en colorie et en superpose,
Je les feuillette de temps en temps pour surveiller la trame,
J'en fais des feuilles ou des branches,
J'étends le houppier, ma couronne,
Pour un jour, peut-être, surplomber la canopée,
Tant d'instantanés, qui pour le moment semblent décousus,
Mais qui, rassemblés, tisseront un chef d'oeuvre,

Animé d' Amoureux.

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 12:19

Lance toi dans le vide,
Lâche prise,
Retiens toi, rebondis,
Ricoche,
Plonge quand tu n'auras plus de force,

Tiens toi droit comme un roc,
Ai l'air fort et tiens le vent,
Dans l'effort prends ton temps,
Et sur l'étang pleure tes morts,

Mais l'étang stagne,
L'effort faibli,
L'aigri me gagne,
Et le mépris m'emporte,

Le coeur méprend,
L'effort m'écœure,
L'esprit prend corps,
Et décore les cris.

Ricoche,
Quand dans les bas tu pleure,
Que les taupes sont moins sourdes,
Que le lampadaire que tu es,
Espère le phare, et le bonsaï le baobab,

Le coeur m'epris,
L'effort encore,
Le corps inscrit,
A l'école des peurs.

J'ai dans le corps un coeur,
Dans le coeur un cri,
Un cri ténor,
De l'or inscrit.

Faire de l'esprit pour faire corps,
Rebondir, ricocher,
Encore,
Et encore.

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 12:18

Je marche, seul,
Sur ce chemin inconnu,
Je n'en connais que la finalité,
Une aura blanche au bout,
Une clairière qui s'ouvre.

Je marche seul, et pourtant tant d'yeux,

l'insecte qui évite mon pas,
La vache qui rumine,
La mouche qui me pompe,
Le moustique qui me pique,
La tique qui me saigne,
Le chien qui me mord,
L'oiseau qui se tait,
L'arbre qui se courbe,
L'herbe qui se plie,

La terre qui me supporte,
L'air qui m'abreuve,
L'eau qui me porte,
Le feu qui m'étreint,

Tellement d'yeux,
Qui m'observent, et m'acceptent,
Je marche seul,
Mais,

L'écorce se craque,
Les feuilles bruissent,
Les fleurs poussent,
Les papillons butinent,

Les coupes sont pleines,
Les verres se vident,
Les nuages se remplissent,
Les larmes coulent,

Les toiles se tissent,
Les araignées s'entichent,
Les provient se prisonnent,
Les trappeurs piègent,

Je marche seul,
A l'inconditionnelle,
J'aime.

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 12:18

Oscillations régulières,
Rythme respiratoire,
Nirvana puis dépression,
Tsunami puis creux de la vague,
Sommet éternel puis vallée escarpée,

L'électro cardiogramme émet ses bips à intervalles réguliers,
J'y vois un homme courir,
Plonger puis grimper, replonger puis remonter,
Au rythme du cœur il compose sa vie,
Devient agneau dans la chute, et Lion pour la relève,
Du haut de chaque promontoire il vit le prochain,
S'attendant aux abysses proches, les connaissant toujours davantage,
Profitant des fois où il voit loin toujours plus.

L'homme, d'en haut, voyant sa propre chute arriver, se dit :
"Non, pas encore..."
L'homme, d'en bas, voyant la montagne se profiler, se dit :
"Je n'en peux plus, je n'y arriverai pas..."

Puis l'homme se met à espérer une route droite,
Calme, sans accrocs, seulement une belle route où se promener,
Et alors qu'il se sent perdre la raison, l'homme se dit :
"Une route droite ? Sur un électro cardiogramme ?
Ce serait la mort, aucun intérêt !"

Alors l'homme remonte tranquillement, certes affaibli, mais conscient que ce n'est ni la première, ni ne sera la dernière fois,
Et ça lui remonte le moral,
L'homme a recouvré la mémoire.

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