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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 09:29

Parle moi de Spoutnik quand je parle des Asticots,
Parle moi du Ciel quand je te parle de Terre,
Parle moi du Vent quand je te parle de Rochers,
Parle moi de Lumière quand je parle d'Ombres,

Parle moi de Voyages quand je m'Enracine,
Parle moi des Papillons plutôt que de leur Cocon,
Parle moi de Plume quand je te parle de Plomb,
Parle moi de Paradis quand je te parle d'Enfer.

Parle moi d'Amour quand je te parle de Fin.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 09:28

On arrivera toujours à voir un reflet dans un miroir, 
Même brisé en mille morceaux. 
Un tissu déchiré restera toujours un tissu. 
Un homme dans la brume reste un homme. 
La vie reste la vie, même si elle se sent mourir.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 06:00

La Lumière brille au dehors,
A l'intérieur, une ampoule peine à garder le courant,
Comme ballotée dans les flots, 
Un phare en pleine tempête, brillance intermittente.

La porte ouverte laisse le jour s'immiscer,
Aussitôt dévoré par l'obscurité,
Les fenêtres sont obstruées,
Maison abandonnée.

Les décorations manquent, j'habille les murs, je m'installe.
Une bougie sur une table, une clarté naissante.
Les murs révèlent leurs secrets,
Abîmés et vieux comme le temps, mais solides,
Réconfortants mais oppressants, claustrophobiques.

Ouvertures des fenêtres,
La lumière empli la pièce d'un coup,
Comme si les vannes d'un barrage avaient été ouvertes,
Les murs se fissurent sous la puissance de feu,
Les ailes brûlent et je m'embrase, me noie, m'envole,
Consumé par cette maison,
Consumé par l'Amour Consommé.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 18:03

Pour celles qui empêchent de dormir,
Qui empêchent de fermer les yeux,
De peur que ce soit moins bien en rêve qu'en réalité.

Celles aux yeux papillons,
Que l'on ne peut quitter des yeux,
Qui éblouissent et emmènent dans les nuages,

Celles aux bouches fleurs,
Où l'on ne peut que s'attarder,
Qui lorsqu'elles s'ouvrent, donnent accès au cœur,

Celles aux cheveux ondoyants,
Où l'on voudrait se perdre,
Qui caressent le vent, et répandent l'amour,

Celles omniprésentes,
Que l'on ne peut oublier,
Qu'on sait toujours là, sans même pouvoir les voir,

Celles rares,
Que l'on a peur de perdre,
Sachant très bien qu'elle est seule et unique,

Elle quoi.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:58

Les murs se confondaient avec la nuit,
Les couloirs, dans tous les sens, fuyaient vers la sortie,
Les pièces rappelaient une certaine vie, 
De dehors, la bâtisse, enfermée derrière des barrières,
Ne semblait être habitée que par des fantômes effrayants.

Je l'avais visitée un jour, j'étais jeune, intrépide,
Son souvenir me faisait encore entendre des cris la nuit,
Si vide et pourtant si grande, des gens avaient du y vivre heureux,
Un jour j'y retournerai, j'allumerai la lumière,
Peut être la maison serait-elle plus belle éclairée,
Et les revenants heureux de la retrouver telle qu'avant.

Après tout elle était là, née de l'amour d'un architecte,
Elle ne pouvait pas être que peur et frissons,
N'avait elle pas fait grandir des enfants en son sein ? 

Ca y est, barrière enjambée, elle fait déjà moins peur,
Le jardin abrite de la vie, rien d'inquiétant,
A travers les vitres qui forment des yeux, on croirait voir son âme,
Dans le tiroir du premier meuble de l'entrée,
Un dessin d'enfant, 4 bonhommes bâton se tenant la main,
Les couloirs éclairés font apparaître des visages souriants encadrés,
Les pièces laissaient imaginer des rires des pleurs, des disputes.

Finalement cette maison ressemblait aux autres,
Ni attrayante, ni effrayante, elle était là,
Elle faisait partie du paysage.

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